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Mardi 23 janvier 2007
Cyberculture – Les utilisations de l'Internet afin d'influencer le débat politique

Aurélien Begel <abegel (at) etud.insa-toulouse.fr>
Florent Cazeaux <fcazeaux (at) etud.insa-toulouse.fr>

1. Introduction
Le suffrage universel en vigueur dans notre pays implique pour tout candidat à l'exercice de responsabilités d'état (au sens large : mairie, assemblée nationale, sénat, leadership d'un parti, présidence de la République, ...) de maîtriser parfaitement son image. En effet, la communication opérée autour d'un homme ou d'une femme d'état doit se faire avant tout auprès du plus grand nombre.
Pour se faire, le vecteur principal de communication est depuis longtemps la presse écrite mais aussi et surtout télévisée. Nombre d'électeurs ne se font une image d'un candidat qu'à partir de ce qu'on leur montre à la télévision, il s'agit donc d'une information encadrée par des médias et des journalistes dont c'est le métier.
L'Internet (et ses nombreuses nouvelles applications apparues très récemment) a permis d'apporter une nouvelle dimension à la communication politique. En effet, n'importe quelle personne (ou groupe), citoyen Français ou pas, électeur ou pas, peut désormais impacter toute l'opinion publique par le biais de l'Internet, à condition de savoir organiser ses arguments et sa démarche : forums, sites d'échange de vidéos, détournement de moteurs de recherche, sites pastiches dont la presse va faire écho, ...
Le monde politique et sa machine marketing ont assez rapidement réagi, et depuis maintenant plusieurs années, tout homme/femme politique important s'est mis au goût du jour, et propose un site web généralement doublé d'un blog, voire même d'un « blog de campagne ». Certains (Lionel Jospin par exemple) opèrent même la plus grosse partie de leur communication par l'intermédiaire de leur blog, dont les informations sont ensuite retransmises dans les journaux.
Ainsi, l'internaute concerné par le débat politique va rapidement découvrir sur le réseau une guerre de l'information et de l'image, encore bien plus féroce que sur les médias « traditionnels », dont les supports sont nombreux et parfois interactifs. Il naviguera entre communicants officiels et officieux, parmi lesquels il lui appartiendra de faire la part des choses, éviter les pièges de la démagogie et pourquoi pas prendre part à cette guerre.

2. Communication officielle
Dans cette partie nous allons aborder la communication mise en place officiellement par les partis ou hommes ou femmes politiques sur Internet et l'impact que cela a eu sur le débat politique.

2.1. Sites officiels
Les sites officiels constituent la première utilisation d'Internet par les partis politiques. A l'origine, ils étaient presque exclusivement destinés à la communication interne : ils communiquaient essentiellement sur les actions et grandes réunions du parti et proposaient par exemple de télécharger des tracts à destination des responsables locaux.
Depuis la rentrée 2005, les sites des principaux partis politiques français ont été modernisés afin de servir d'outil de séduction. Désormais ils présentent aux nouveaux visiteurs les grandes idées du parti, ils permettent l'interactivité du visiteur à l'aide de forums, proposent de télécharger des vidéos de réunion du parti... En bref exploitent à fond les dernières technologies.
Une nouveauté importante est également la possibilité de s'inscrire en ligne. La majorité des partis proposent de télécharger un formulaire d'adhésion. L'UMP, depuis 2005, propose même l'inscription intégralement en ligne, paiement de la cotisation compris. On peut alors étudier de manière directe l'influence des événements sur les adhésions. Par exemple suite à l'intervention d'un membre du parti à la télévision, on peut remarquer des pics d'adhésions, similaires à des « achats impulsifs » bien connus des gens du marketing.
De plus les partis politiques, en plus de leur site institutionnel, mettent en place des sites thématiques en rapport avec des événements ponctuels. Par exemple, lors du vote de la Constitution Européenne, tous les partis avaient mis en place des sites spécifiques explicitant leur opinion sur le sujet.
Côté chiffres, les sites des quatre partis principaux (PCF, PS, UDF, UMP) accueillent en moyenne 100 000 visiteurs par mois. L'UMP affirme également recevoir 1 000 adhésions en ligne par mois.

2.2. Blogs officiels
Les blogs d'hommes ou femmes politiques proposent l'interactivité depuis bien plus longtemps que les sites institutionnels. Ce sont devenus des lieux de débats politiques à part entière. Ils sont également un moyen essentiel pour les hommes et femmes politiques d'exprimer leurs idées et projets. Ségolène Royal a par exemple annoncé sa candidature à la présidentielle sur son blog.
Le phénomène des blogs politiques est d'abord apparu aux Etats-Unis, cependant la France détient le record de personnalités politiques ayant leur propre journal en ligne. En effet il y a plus d'une centaine de blogs politiques en France.
Les blogs sont devenus bien plus que de simples gadgets marketings. Ils sont un nouveau moyen de communication politique, très efficace. En effet, il donne l'impression aux visiteurs internautes d'être proche de la personnalité politique tout en permettant à celle-ci d'avoir une tribune politique personnelle. Il y a donc une sorte de rapport privilégié entre le candidat et son électeur.
Cependant les blogs politiques ne fonctionnent pas exactement comme la plupart des blogs : les auteurs des blogs prennent rarement part aux débats ayant lieu sur leur blog, les échanges se font quasi exclusivement entre internautes.

2.3. Écarts et règles du jeu
Les partis politiques sont évidemment soumis à des « règles du jeu ». Certains en ont d'ailleurs fait les frais, par exemple Nicolas Sarkozy qui a été accusé d'avoir envoyé des messages de propagande par E-Mail de manière abusive. La CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) a émis des recommandations spécifiques aux campagnes électorales afin d'éviter les abus.
Enfin l'interactivité proposée aux internautes présente un risque : celui des dérives des débats vers les discriminations, les insultes, etc... Les partis étant responsables des propos échangés sur leurs forums, la mise en place d'équipes de modération est imposée de fait.

3. Communication officieuse et dérapages
3.1. Google bombing
Définition
Le Google bombing (ou bombardement Google) est une technique permettant de faire apparaître un site web cible en tant que premier résultat lors d'une recherche Google sur un mot clé particulier. Cette technique a généralement pour but de discréditer une personne, un parti politique ou une entreprise via l'utilisation de mots-clés dévalorisants. Par exemple, si l'on recherche l'expression « miserable failure » (raté pathétique) sur Google, le moteur de recherche renvoie la biographie du président américain G.W. Bush, sur le site de la Maison Blanche.
Techniquement, cela est possible grâce aux méta-données des liens HTML : un grand nombre d'internautes propriétaires de sites web doivent se mettrent d'accord afin de tous faire pointer depuis leurs sites des liens vers la page cible en y incluant les mots clés désirés. Ainsi, lors du passage du robot électronique du moteur de recherche Google, celui-ci assimilera et compilera ces informations, et en fonction du nombre de sites faisant partie de l'initiative, la page cible ressortira dans les premiers résultats de Google pour une requete contenant les mots-clés choisis.
Ainsi, le résultat d'une telle opération n'est pas directement visible par un internaute lambda. Il l'est à partir du moment où l'internaute a lu ou entendu dire « que l'on tombait sur telle personne quand on tape tels mots », à partir de quoi il peut lui même tester la chose avant de s'en faire l'écho auprès des siens. L'utilisation du moteur de recherche ne s'en trouve ainsi pas directement perturbée, celui-ci bénéficie même d'un petit coup de pub à chaque nouvelle Google-Bomb mise en place...
C'est pourquoi le géant américain n'a retiré aucune Google-Bomb de ses bases de données sans en avoir été contraint par la justice (cf. plus bas).
L'objectif d'une Google-Bomb est simple : au delà de l'aspect comique et provocateur de la chose, il s'agit d'ancrer un message dans l'esprit de l'internaute, par le biais du bouche à oreille. En effet, la plupart des Google-Bombs sont généralement bien connues, alors que les sites les recensant sont très rares. Il existe des chaînes de mails circulant très efficacement (via des réseaux comme MSN ou IRC) pour répandre la nouvelle du succès d'une nouvelle Google-Bomb, etc...
A cet objectif « indirect » se greffe tout simplement la volonté de faire une démonstration de force : quiconque met en place une Google-Bomb a su mobiliser un groupe conséquent d'internautes, et ne représente donc peut-être pas une si petite minorité que l'on pourrait le croire...
Historique
  • 6 avril 2001 : Adam Mathes, dans un article paru dans le magazine en ligne uber.nu, explique comment il a découvert le fonctionnement de l'algorithme « PageRank » de classement des pages de Google. Il dévoile notamment qu'une page peut être associée à un mot-clé même si ce mot n'est pas présent dans la page, mais simplement si des liens provenant d'autres pages et contenant ce mot-clé pointent vers la page en question. Il montre un exemple d'utilisation détournée de cet algorithme, c'est le « Google Bombing ».
  • 2003 : « miserable failure » (échec lamentable) renvoie sur la biographie de George W. Bush sur le site de la Maison Blanche.
  • Avril 2004 : « waffles » (gauffres) retourne le site officiel de John Kerry
  • 2004 : « gros balourd » renvoie vers une biographie de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre.
  • 2004 : « magouilleur » renvoyait vers la page du Président Jacques Chirac. Suite à une plainte pour diffamation, Google a été contraint de retirer le résultat.
  • Octobre 2005 : « Iznogoud » renvoie sur la biographie de Nicolas Sarkozy. Inversement « Nicolas Sarkozy » renvoyait vers la page du film « Iznogoud » (actuellement cette page apparaît encore en 5ème position).
  • Décembre 2005 : « Le lobby Microsoft » renvoie vers la page du sénateur Michel Thiollière, rapporteur au sénat du projet DADVSI. Ce bombardement Google a été organisé par la Ligue Odebi, association d'Internautes.
3.2. Les guerres vidéos
Le cas du sénateur G. Allen
Le sénateur républicain de Virginie George Allen pouvait compter sur une facile réelection dans son état fin 2006, et même sur un parcours national en tant que candidat républicain à la présidence des Etats-Unis en 2008, jusqu'au 11 août 2006, jour où ses espoirs sont pratiquement partis en fumée, en grande partie à cause de YouTube.
En effet, le sénateur était en train de s'adresser à un petit comité de militants durant sa campagne, lorsqu'il s'en est pris à une personne portant une caméra dans l'assistance. S.R. Sidarth était venu filmer la réunion, pour le compte de l'adversaire démocrate d'Allen, une pratique apparemment devenue courante, pour être informé de la stratégie et des argumentaires de l'adversaire. D'origine indienne, le jeune homme a été pris à parti par le sénateur qui l'a désigné comme un "macaque" ("macaca" en anglais), avant de lui "souhaiter la bienvenue en Amérique et dans le monde du réel, en Virginie".
Sidarth, 20 ans et né en Virginie, a laissé tourné sa caméra et n'a pas réagi, mais sa vidéo a été mise en ligne sur YouTube par le camp démocrate. Par l'effet de "buzz" bien connu sur internet, la vidéo s'est très rapidement propagée, de blog en blog et par le bouche à oreille, et la presse s'y est rapidement intéressée. Résultat, malgré les excuses publiques du sénateur, son image politique est désormais ruinée, et ses espoirs présidentiels forcément anéantis ; et tout est parti de YouTube !
Les démocrates doivent notamment une grande partie de leur victoire fin 2006 à cette affaire : le système de grands électeurs des Etats-Unis fait de la Virginie un état-clef et décisif... Cette affaire ayant éclaté seulement quelques mois avant le scrutin, il n'a donc pas été possible pour les républicains de changer de candidat si rapidement, ce qui leur a finalement couté la victoire.

Vidéo des insultes du sénateur George Allen :
http://www.youtube.com/watch?v=pL3Q9gUEvtA&eurl=

Ce cas montre bien les possibilités de sites du genre de YouTube : l'accès de n'importe qui à toutes les images possibles et imaginables, également fournies par n'importe qui. Cette idée est à l'image de l'Internet actuel, et de la culture communautaire qui constitue ce que l'on peut appeler la cyberculture.
Les bénéfices sont évidents : l'absence de frontières et de barrières à l'information, l'expression la plus libre qui soit, la possibilité de s'adresser au monde entier.
Cependant il y a aussi des aspects plus discutables à cette idée : la possibilité de bafouer tous les copyrights, la "pollution" de l'Internet avec des contenus inintéressants au sens général, mais aussi et surtout l'absence de sphère privée pour les personnes publiques, mais en fait pour toute personne. En effet, s'il est possible de filmer et mettre à disposition des internautes tous moments de la vie d'une personne, de ses prises de position, de ses conversations, qui va oser s'exprimer publiquement et librement sans pour autant avoir à craindre de retrouver ses faits et gestes sur YouTube ? Dans le cas du sénateur George Allen, on peut penser qu'il n'a eu que ce qu'il méritait...
URLs
Le site YouTube :
http://www.youtube.com
Un reportage sur l'affaire du sénateur Allen (anglais) :
http://www.youtube.com/watch?v=ZjmwVzOmGDI

En France
En France, ce genre de pratiques a aussi fait son apparition, dans un cadre beaucoup moins « trash », mais a néanmoins permis des attaques plutôt violentes, centrées autour d'une candidate : à l'élection présidentielle : Ségolène Royal.
Le feuilleton a commencé avec la diffusion le 8/11/2006 par un internaute plus ou moins anonyme, « JulesFerry » d'un extrait de vidéo tournée par un amateur assistant à une réunion de campagne 10 mois plus tôt. Ceci intervenait quelques jours avant les primaires du Parti Socialiste. Cette vidéo présentait des propos tenus par Mme Royal à propos du système éducatif, dont le contenu pourrait être discréditant vis à vis de l'électorat traditionnel de gauche. L'objectif de cette manoeuvre était clair : il s'agissait d'attirer l'attention des médias de masse en cette péride d'investiture socialiste, le plus rapidement possible, et le plus anonymement possible, ce qu'Internet à complètement permis.
La riposte n'a pas trainé : deux jours plus tard fut mise en circulation par un utilisateur dénommé « Désir_dAvenir » d'un autre passage de la même vidéo, cette fois montrant Mme Royal sous un meilleur jour, en voulant apporter de la cohérence aux propos précédemment étalés au public, une fois remis dans leur contexte. Cependant l'effet médiatique recherché a été bien moindre, seuls les internautes se sont faits l'écho de cette nouvelle.

Quelques jours plus tard, le même procédé a été employé, concernant une autre réunion en petit comité, mais cette fois à propos d'un éventuel établissement de jurys populaires dans notre système judiciaire. Encore une fois, l'attaque a été très largement relayée dans les médias, alors que la défense (qui a bien entendu suivi) est passée presque inaperçue.
Dans ce cas, Internet semble jouer le rôle de porte d'entrée facile sur le terrain médiatique (Web puis TV), mais permet également à l'auteur des vidéos d'agir en tout anonymat, bien loin des regards. Ainsi il est impossible de savoir si ces vidéos provenaient de sympathisants UMP, où de sympatisants des adversaires socialistes de Mme Royal. Quoiqu'il en soit, ce fut la première utilisation de DailyMotion comme ça a été le cas de YouTube aux Etats-Unis, ce qui a valu à l'affaire une couverture médiatique sans faille... une nouvelle façon de faire de la politique en préservant son budget ?

3.3. Sites pastiches
Cette fois, personne n'est épargné, à commencer par le duo N. Sarkozy / S. Royal... L'objectif est ici de présenter sous une forme éminemment satirique une compilation condensée des coups qui ont déjà été tirés par ailleurs. Par exemple, le premier post du pastiche de « Désirs d'Avenir » montre la vidéo de Ségolène Royal en train d'exiger 35h de la part des profs du secondaire. On peut considérer qu'il s'agit là de la clef de voûte de la stratégie, d'une façade qu'on oppose aux sites et blogs officiels, et sur lesquels les débats/insultes fusent...
Pastiche du blog de Ségolène Royal « désir d'avenir » : http://desirsdavenir.over-blog.com/
Parodie du site officiel de Nicolas Sarkozy : http://sarkostique.over-blog.com/

Mais quel est l'effet réel de ces procédés sur l'internaute découvrant ces sites, se trouvant ainsi confronté à des combats des plus féroces entre d'autres internautes se connaissant parfaitement pour s'être suffisamment tirés dans les pattes au nom de leur candidat préféré ? Y a t'il vraiment débat ? La stratégie est-elle payante ? Les moyens numériques employés sont ils payants au niveau d'une éventuelle influence sur l'exercice de la démocratie, et surtout sur le vote ?
Essayons maintenant d'y apporter quelques éléments de réponse...

4. Avis
En quoi Internet a-t-il changé la manière de communiquer des partis politiques ?
On peut constater que l'information diffusée sur les sites et blogs officiels des partis et des leaders politiques n'est pas fondamentalement différente de celle portée par les médias traditionnels. En revanche, l'arrivée du monde politique sur Internet a clairement eu pour effet de créer un nouvel espace de débat ou de confrontation, avec ce que cela implique : anonymat, facilité d'accès et disponibilité du débat, et la possibilité pour chacun de se faire entendre du plus grand nombre.
Indéniablement, le réseau des réseaux peut participer activement au plein exercice de la démocratie, dans la mesure où il permet par exemple à ses utilisateurs d'avoir un accès immédiat à chacun des partis politiques, et à son manifeste, ou son programme. Dès lors l'internaute intéressé peut obtenir une information bien plus complète et plus interactive que celle obtenue à travers le spectre des journaux télévisés, ou à travers les dépliants envoyés par chaque parti à la veille d'une élection. Ainsi certains partis ont mis en place des dispositifs d'adhésion via Internet, ce qui a souvent largement porté ses fruits.
En revanche, la partie la plus visible de cette dimension numérique de la communication politique est un peu plus discutable. Il s'agit en effet de nombreuses attaques d'un camp sur un autre, souvent à base de « coups bas », délivrés dans le plus grand anonymat, et dans une gratuité totale... Est-on dans le débat ? Est-on plus proche de la propagande ? On peut notamment se le demander dans le cas des « sites pastiches », dont l'essentiel du contenu donne souvent dans la critique gratuite et les attaques personnelles. Destinés à attiser les passions et à affirmer les positions de chacun, il est légitime de considérer que ce genre de procédés n'a pour effet que d'ajouter du bruit au débat.
En revanche, l'affaire du sénateur George Allen a aussi pour mérite d'ajouter un peu de vérité dans les discours tenus lors d'une campagne. Là aussi, le choix de l'Internet comme mode de diffusion de cette information n'est pas anodin... C'est bien la preuve que ce dernier est devenu un vecteur privilégié pour toucher la population, au même titre que la télévision.
Comment faire le tri entre démarches constructives, réelle information, et bruit ? En l'absence (et c'est sans doute très bien en l'état) d'autorité de régulation de la communication politique sur Internet, il appartient donc à chaque internaute de faire la part des choses.

Webographie
Par Aurélien Begel et Florent Cazeaux - Publié dans : cyberprof
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