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Mercredi 17 juin 2009
Thèmes proposés par M. Alava
cours du 17 juin


Analyse macrosociale


Les TICE : mondialisation ou coopération ?
Est-ce que les nouveaux dispositifs sont un outil de soutien aux pays défavorisés ou représentent-il un nouveau marché ?

Projet d’université en ligne : les TICE peuvent-elles développer le contenu ? Les exemples : Université virtuelle de Tunis, Université de Palestine Al-Quds.
Le cyberespace éducatif : rentable ou pas rentable ? Quels coûts et frais d’inscription ? Quelles sont les logiques économiques ?

La socialisation implose par l’arrivée du net et par le développement du coaching en ligne (Acadomia, …).

Apprentissages collectifs, réseaux, apprentissages associatifs : comment se développent-ils, quels sont leurs intérêts ?

Dispositif ludoéducatif : l’utilisation des jeux à l’éducation ?
Les résultats de l’éducation des jeux.

Enjeux du cyberespace dans :

- l’Université : politiques de campus/université numérique.
Exemple de sujet : Existe-t-il une offre de formation universitaire en ligne ? (qui permet d’aller jusqu’au diplôme)

- la formation d’adultes
Exemple de sujet 1 : Quelles sont les innovations pédagogiques dans le domaine professionnel ? (Rapid Learning, etc …)
Exemple de sujet 2 : Quelles compétences professionnelles sur le cyberespace ? (C2i, B2i, …)

- les stratégies d’enseignement

- l’aménagement du territoire : éviter les fermetures de classe uniques, qu’il reste des espaces d’éducation dans les petits villages : espaces publics numériques.

Dynamique du champ éducatif et formatif


Acteurs :
Quels sont les métiers de l’éducation et de la formation en ligne ? On parle d’industrialisation de la formation.

Enseignants :
Résistance à l’introduction des TICE.
Exemple de sujet 1 : Etude des difficultés à communiquer avec des élèves en situation de FOAD.
Exemple de sujet 2 : Prise en compte de l’activité online dans le travail de l’enseignant ? (Est-ce considéré comme un travail ? Est-ce rémunéré ? ...)

Difficultés.
Recontextualisation du métier d’enseignant.
Evolution des compétences des enseignants.

Apprenants :
Evolution des pratiques d’apprentissage.
Place de l’autoformation.
Abandon pédagogique ou interaction.
Apprentissage seul en ligne.
Apprentissage avec d’autres.
Approches psychologique de l’apprenant (Tricot : interaction homme-machine en situation d’apprentissage).
Aspect sociologique.

Savoirs :

Quelle influence des dispositifs en ligne sur les savoirs ?
Exemple de sujet 1 : Les maths ont-elles profité des technologies ?
Exemple de sujet 2 : Qu’en est-il des matières telles que l’EPS ?
Par Seraphin ALAVA - INSA - Publié dans : cyberprof
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Mardi 30 janvier 2007

Vous devez en premier lieu renseigner le tableau de répartition des thèmes et ensuite travailler sur cette fiche.
Bon travail

Si probléme un sms au 06 07 69 04 16 ou alava@wanadoo.fr et j'interviens....

 

FICHE 1ER EVALUATION

 

 

 

 

THEME ET PROBLEMATIQUE :  

 

 

 

 

NOMS DES MEMBRES DU GROUPE :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EMAILS :

 

 

 

 

 

 

 

 

BASE DE DONNEES :

 

 

URL :

 

 

RESUME DU SITE :

 

 

 

 

URL :

 

 

RESUME DU SITE :

 

 

 

 

URL :

 

 

RESUME DU SITE :

 

 

 

 

EXPERTS

 

 

 

 

CITATION 1 :

 

 

 

 

NOM, FONCTION et URL

 

 

 

 

CITATION 2 :

 

 

 

 

NOM, FONCTION et URL

 

 

 

 

 

 

ZOOM :

 

 

 

 

DESCRIPTION :

 

 

 

 

 

 

 

 

ANALYSE :

 

 

 

 

 

Par Seraphin ALAVA - INSA - Publié dans : cyberprof
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Mardi 23 janvier 2007
Cyberculture – Les utilisations de l'Internet afin d'influencer le débat politique

Aurélien Begel <abegel (at) etud.insa-toulouse.fr>
Florent Cazeaux <fcazeaux (at) etud.insa-toulouse.fr>

1. Introduction
Le suffrage universel en vigueur dans notre pays implique pour tout candidat à l'exercice de responsabilités d'état (au sens large : mairie, assemblée nationale, sénat, leadership d'un parti, présidence de la République, ...) de maîtriser parfaitement son image. En effet, la communication opérée autour d'un homme ou d'une femme d'état doit se faire avant tout auprès du plus grand nombre.
Pour se faire, le vecteur principal de communication est depuis longtemps la presse écrite mais aussi et surtout télévisée. Nombre d'électeurs ne se font une image d'un candidat qu'à partir de ce qu'on leur montre à la télévision, il s'agit donc d'une information encadrée par des médias et des journalistes dont c'est le métier.
L'Internet (et ses nombreuses nouvelles applications apparues très récemment) a permis d'apporter une nouvelle dimension à la communication politique. En effet, n'importe quelle personne (ou groupe), citoyen Français ou pas, électeur ou pas, peut désormais impacter toute l'opinion publique par le biais de l'Internet, à condition de savoir organiser ses arguments et sa démarche : forums, sites d'échange de vidéos, détournement de moteurs de recherche, sites pastiches dont la presse va faire écho, ...
Le monde politique et sa machine marketing ont assez rapidement réagi, et depuis maintenant plusieurs années, tout homme/femme politique important s'est mis au goût du jour, et propose un site web généralement doublé d'un blog, voire même d'un « blog de campagne ». Certains (Lionel Jospin par exemple) opèrent même la plus grosse partie de leur communication par l'intermédiaire de leur blog, dont les informations sont ensuite retransmises dans les journaux.
Ainsi, l'internaute concerné par le débat politique va rapidement découvrir sur le réseau une guerre de l'information et de l'image, encore bien plus féroce que sur les médias « traditionnels », dont les supports sont nombreux et parfois interactifs. Il naviguera entre communicants officiels et officieux, parmi lesquels il lui appartiendra de faire la part des choses, éviter les pièges de la démagogie et pourquoi pas prendre part à cette guerre.

2. Communication officielle
Dans cette partie nous allons aborder la communication mise en place officiellement par les partis ou hommes ou femmes politiques sur Internet et l'impact que cela a eu sur le débat politique.

2.1. Sites officiels
Les sites officiels constituent la première utilisation d'Internet par les partis politiques. A l'origine, ils étaient presque exclusivement destinés à la communication interne : ils communiquaient essentiellement sur les actions et grandes réunions du parti et proposaient par exemple de télécharger des tracts à destination des responsables locaux.
Depuis la rentrée 2005, les sites des principaux partis politiques français ont été modernisés afin de servir d'outil de séduction. Désormais ils présentent aux nouveaux visiteurs les grandes idées du parti, ils permettent l'interactivité du visiteur à l'aide de forums, proposent de télécharger des vidéos de réunion du parti... En bref exploitent à fond les dernières technologies.
Une nouveauté importante est également la possibilité de s'inscrire en ligne. La majorité des partis proposent de télécharger un formulaire d'adhésion. L'UMP, depuis 2005, propose même l'inscription intégralement en ligne, paiement de la cotisation compris. On peut alors étudier de manière directe l'influence des événements sur les adhésions. Par exemple suite à l'intervention d'un membre du parti à la télévision, on peut remarquer des pics d'adhésions, similaires à des « achats impulsifs » bien connus des gens du marketing.
De plus les partis politiques, en plus de leur site institutionnel, mettent en place des sites thématiques en rapport avec des événements ponctuels. Par exemple, lors du vote de la Constitution Européenne, tous les partis avaient mis en place des sites spécifiques explicitant leur opinion sur le sujet.
Côté chiffres, les sites des quatre partis principaux (PCF, PS, UDF, UMP) accueillent en moyenne 100 000 visiteurs par mois. L'UMP affirme également recevoir 1 000 adhésions en ligne par mois.

2.2. Blogs officiels
Les blogs d'hommes ou femmes politiques proposent l'interactivité depuis bien plus longtemps que les sites institutionnels. Ce sont devenus des lieux de débats politiques à part entière. Ils sont également un moyen essentiel pour les hommes et femmes politiques d'exprimer leurs idées et projets. Ségolène Royal a par exemple annoncé sa candidature à la présidentielle sur son blog.
Le phénomène des blogs politiques est d'abord apparu aux Etats-Unis, cependant la France détient le record de personnalités politiques ayant leur propre journal en ligne. En effet il y a plus d'une centaine de blogs politiques en France.
Les blogs sont devenus bien plus que de simples gadgets marketings. Ils sont un nouveau moyen de communication politique, très efficace. En effet, il donne l'impression aux visiteurs internautes d'être proche de la personnalité politique tout en permettant à celle-ci d'avoir une tribune politique personnelle. Il y a donc une sorte de rapport privilégié entre le candidat et son électeur.
Cependant les blogs politiques ne fonctionnent pas exactement comme la plupart des blogs : les auteurs des blogs prennent rarement part aux débats ayant lieu sur leur blog, les échanges se font quasi exclusivement entre internautes.

2.3. Écarts et règles du jeu
Les partis politiques sont évidemment soumis à des « règles du jeu ». Certains en ont d'ailleurs fait les frais, par exemple Nicolas Sarkozy qui a été accusé d'avoir envoyé des messages de propagande par E-Mail de manière abusive. La CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) a émis des recommandations spécifiques aux campagnes électorales afin d'éviter les abus.
Enfin l'interactivité proposée aux internautes présente un risque : celui des dérives des débats vers les discriminations, les insultes, etc... Les partis étant responsables des propos échangés sur leurs forums, la mise en place d'équipes de modération est imposée de fait.

3. Communication officieuse et dérapages
3.1. Google bombing
Définition
Le Google bombing (ou bombardement Google) est une technique permettant de faire apparaître un site web cible en tant que premier résultat lors d'une recherche Google sur un mot clé particulier. Cette technique a généralement pour but de discréditer une personne, un parti politique ou une entreprise via l'utilisation de mots-clés dévalorisants. Par exemple, si l'on recherche l'expression « miserable failure » (raté pathétique) sur Google, le moteur de recherche renvoie la biographie du président américain G.W. Bush, sur le site de la Maison Blanche.
Techniquement, cela est possible grâce aux méta-données des liens HTML : un grand nombre d'internautes propriétaires de sites web doivent se mettrent d'accord afin de tous faire pointer depuis leurs sites des liens vers la page cible en y incluant les mots clés désirés. Ainsi, lors du passage du robot électronique du moteur de recherche Google, celui-ci assimilera et compilera ces informations, et en fonction du nombre de sites faisant partie de l'initiative, la page cible ressortira dans les premiers résultats de Google pour une requete contenant les mots-clés choisis.
Ainsi, le résultat d'une telle opération n'est pas directement visible par un internaute lambda. Il l'est à partir du moment où l'internaute a lu ou entendu dire « que l'on tombait sur telle personne quand on tape tels mots », à partir de quoi il peut lui même tester la chose avant de s'en faire l'écho auprès des siens. L'utilisation du moteur de recherche ne s'en trouve ainsi pas directement perturbée, celui-ci bénéficie même d'un petit coup de pub à chaque nouvelle Google-Bomb mise en place...
C'est pourquoi le géant américain n'a retiré aucune Google-Bomb de ses bases de données sans en avoir été contraint par la justice (cf. plus bas).
L'objectif d'une Google-Bomb est simple : au delà de l'aspect comique et provocateur de la chose, il s'agit d'ancrer un message dans l'esprit de l'internaute, par le biais du bouche à oreille. En effet, la plupart des Google-Bombs sont généralement bien connues, alors que les sites les recensant sont très rares. Il existe des chaînes de mails circulant très efficacement (via des réseaux comme MSN ou IRC) pour répandre la nouvelle du succès d'une nouvelle Google-Bomb, etc...
A cet objectif « indirect » se greffe tout simplement la volonté de faire une démonstration de force : quiconque met en place une Google-Bomb a su mobiliser un groupe conséquent d'internautes, et ne représente donc peut-être pas une si petite minorité que l'on pourrait le croire...
Historique
  • 6 avril 2001 : Adam Mathes, dans un article paru dans le magazine en ligne uber.nu, explique comment il a découvert le fonctionnement de l'algorithme « PageRank » de classement des pages de Google. Il dévoile notamment qu'une page peut être associée à un mot-clé même si ce mot n'est pas présent dans la page, mais simplement si des liens provenant d'autres pages et contenant ce mot-clé pointent vers la page en question. Il montre un exemple d'utilisation détournée de cet algorithme, c'est le « Google Bombing ».
  • 2003 : « miserable failure » (échec lamentable) renvoie sur la biographie de George W. Bush sur le site de la Maison Blanche.
  • Avril 2004 : « waffles » (gauffres) retourne le site officiel de John Kerry
  • 2004 : « gros balourd » renvoie vers une biographie de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre.
  • 2004 : « magouilleur » renvoyait vers la page du Président Jacques Chirac. Suite à une plainte pour diffamation, Google a été contraint de retirer le résultat.
  • Octobre 2005 : « Iznogoud » renvoie sur la biographie de Nicolas Sarkozy. Inversement « Nicolas Sarkozy » renvoyait vers la page du film « Iznogoud » (actuellement cette page apparaît encore en 5ème position).
  • Décembre 2005 : « Le lobby Microsoft » renvoie vers la page du sénateur Michel Thiollière, rapporteur au sénat du projet DADVSI. Ce bombardement Google a été organisé par la Ligue Odebi, association d'Internautes.
3.2. Les guerres vidéos
Le cas du sénateur G. Allen
Le sénateur républicain de Virginie George Allen pouvait compter sur une facile réelection dans son état fin 2006, et même sur un parcours national en tant que candidat républicain à la présidence des Etats-Unis en 2008, jusqu'au 11 août 2006, jour où ses espoirs sont pratiquement partis en fumée, en grande partie à cause de YouTube.
En effet, le sénateur était en train de s'adresser à un petit comité de militants durant sa campagne, lorsqu'il s'en est pris à une personne portant une caméra dans l'assistance. S.R. Sidarth était venu filmer la réunion, pour le compte de l'adversaire démocrate d'Allen, une pratique apparemment devenue courante, pour être informé de la stratégie et des argumentaires de l'adversaire. D'origine indienne, le jeune homme a été pris à parti par le sénateur qui l'a désigné comme un "macaque" ("macaca" en anglais), avant de lui "souhaiter la bienvenue en Amérique et dans le monde du réel, en Virginie".
Sidarth, 20 ans et né en Virginie, a laissé tourné sa caméra et n'a pas réagi, mais sa vidéo a été mise en ligne sur YouTube par le camp démocrate. Par l'effet de "buzz" bien connu sur internet, la vidéo s'est très rapidement propagée, de blog en blog et par le bouche à oreille, et la presse s'y est rapidement intéressée. Résultat, malgré les excuses publiques du sénateur, son image politique est désormais ruinée, et ses espoirs présidentiels forcément anéantis ; et tout est parti de YouTube !
Les démocrates doivent notamment une grande partie de leur victoire fin 2006 à cette affaire : le système de grands électeurs des Etats-Unis fait de la Virginie un état-clef et décisif... Cette affaire ayant éclaté seulement quelques mois avant le scrutin, il n'a donc pas été possible pour les républicains de changer de candidat si rapidement, ce qui leur a finalement couté la victoire.

Vidéo des insultes du sénateur George Allen :
http://www.youtube.com/watch?v=pL3Q9gUEvtA&eurl=

Ce cas montre bien les possibilités de sites du genre de YouTube : l'accès de n'importe qui à toutes les images possibles et imaginables, également fournies par n'importe qui. Cette idée est à l'image de l'Internet actuel, et de la culture communautaire qui constitue ce que l'on peut appeler la cyberculture.
Les bénéfices sont évidents : l'absence de frontières et de barrières à l'information, l'expression la plus libre qui soit, la possibilité de s'adresser au monde entier.
Cependant il y a aussi des aspects plus discutables à cette idée : la possibilité de bafouer tous les copyrights, la "pollution" de l'Internet avec des contenus inintéressants au sens général, mais aussi et surtout l'absence de sphère privée pour les personnes publiques, mais en fait pour toute personne. En effet, s'il est possible de filmer et mettre à disposition des internautes tous moments de la vie d'une personne, de ses prises de position, de ses conversations, qui va oser s'exprimer publiquement et librement sans pour autant avoir à craindre de retrouver ses faits et gestes sur YouTube ? Dans le cas du sénateur George Allen, on peut penser qu'il n'a eu que ce qu'il méritait...
URLs
Le site YouTube :
http://www.youtube.com
Un reportage sur l'affaire du sénateur Allen (anglais) :
http://www.youtube.com/watch?v=ZjmwVzOmGDI

En France
En France, ce genre de pratiques a aussi fait son apparition, dans un cadre beaucoup moins « trash », mais a néanmoins permis des attaques plutôt violentes, centrées autour d'une candidate : à l'élection présidentielle : Ségolène Royal.
Le feuilleton a commencé avec la diffusion le 8/11/2006 par un internaute plus ou moins anonyme, « JulesFerry » d'un extrait de vidéo tournée par un amateur assistant à une réunion de campagne 10 mois plus tôt. Ceci intervenait quelques jours avant les primaires du Parti Socialiste. Cette vidéo présentait des propos tenus par Mme Royal à propos du système éducatif, dont le contenu pourrait être discréditant vis à vis de l'électorat traditionnel de gauche. L'objectif de cette manoeuvre était clair : il s'agissait d'attirer l'attention des médias de masse en cette péride d'investiture socialiste, le plus rapidement possible, et le plus anonymement possible, ce qu'Internet à complètement permis.
La riposte n'a pas trainé : deux jours plus tard fut mise en circulation par un utilisateur dénommé « Désir_dAvenir » d'un autre passage de la même vidéo, cette fois montrant Mme Royal sous un meilleur jour, en voulant apporter de la cohérence aux propos précédemment étalés au public, une fois remis dans leur contexte. Cependant l'effet médiatique recherché a été bien moindre, seuls les internautes se sont faits l'écho de cette nouvelle.

Quelques jours plus tard, le même procédé a été employé, concernant une autre réunion en petit comité, mais cette fois à propos d'un éventuel établissement de jurys populaires dans notre système judiciaire. Encore une fois, l'attaque a été très largement relayée dans les médias, alors que la défense (qui a bien entendu suivi) est passée presque inaperçue.
Dans ce cas, Internet semble jouer le rôle de porte d'entrée facile sur le terrain médiatique (Web puis TV), mais permet également à l'auteur des vidéos d'agir en tout anonymat, bien loin des regards. Ainsi il est impossible de savoir si ces vidéos provenaient de sympathisants UMP, où de sympatisants des adversaires socialistes de Mme Royal. Quoiqu'il en soit, ce fut la première utilisation de DailyMotion comme ça a été le cas de YouTube aux Etats-Unis, ce qui a valu à l'affaire une couverture médiatique sans faille... une nouvelle façon de faire de la politique en préservant son budget ?

3.3. Sites pastiches
Cette fois, personne n'est épargné, à commencer par le duo N. Sarkozy / S. Royal... L'objectif est ici de présenter sous une forme éminemment satirique une compilation condensée des coups qui ont déjà été tirés par ailleurs. Par exemple, le premier post du pastiche de « Désirs d'Avenir » montre la vidéo de Ségolène Royal en train d'exiger 35h de la part des profs du secondaire. On peut considérer qu'il s'agit là de la clef de voûte de la stratégie, d'une façade qu'on oppose aux sites et blogs officiels, et sur lesquels les débats/insultes fusent...
Pastiche du blog de Ségolène Royal « désir d'avenir » : http://desirsdavenir.over-blog.com/
Parodie du site officiel de Nicolas Sarkozy : http://sarkostique.over-blog.com/

Mais quel est l'effet réel de ces procédés sur l'internaute découvrant ces sites, se trouvant ainsi confronté à des combats des plus féroces entre d'autres internautes se connaissant parfaitement pour s'être suffisamment tirés dans les pattes au nom de leur candidat préféré ? Y a t'il vraiment débat ? La stratégie est-elle payante ? Les moyens numériques employés sont ils payants au niveau d'une éventuelle influence sur l'exercice de la démocratie, et surtout sur le vote ?
Essayons maintenant d'y apporter quelques éléments de réponse...

4. Avis
En quoi Internet a-t-il changé la manière de communiquer des partis politiques ?
On peut constater que l'information diffusée sur les sites et blogs officiels des partis et des leaders politiques n'est pas fondamentalement différente de celle portée par les médias traditionnels. En revanche, l'arrivée du monde politique sur Internet a clairement eu pour effet de créer un nouvel espace de débat ou de confrontation, avec ce que cela implique : anonymat, facilité d'accès et disponibilité du débat, et la possibilité pour chacun de se faire entendre du plus grand nombre.
Indéniablement, le réseau des réseaux peut participer activement au plein exercice de la démocratie, dans la mesure où il permet par exemple à ses utilisateurs d'avoir un accès immédiat à chacun des partis politiques, et à son manifeste, ou son programme. Dès lors l'internaute intéressé peut obtenir une information bien plus complète et plus interactive que celle obtenue à travers le spectre des journaux télévisés, ou à travers les dépliants envoyés par chaque parti à la veille d'une élection. Ainsi certains partis ont mis en place des dispositifs d'adhésion via Internet, ce qui a souvent largement porté ses fruits.
En revanche, la partie la plus visible de cette dimension numérique de la communication politique est un peu plus discutable. Il s'agit en effet de nombreuses attaques d'un camp sur un autre, souvent à base de « coups bas », délivrés dans le plus grand anonymat, et dans une gratuité totale... Est-on dans le débat ? Est-on plus proche de la propagande ? On peut notamment se le demander dans le cas des « sites pastiches », dont l'essentiel du contenu donne souvent dans la critique gratuite et les attaques personnelles. Destinés à attiser les passions et à affirmer les positions de chacun, il est légitime de considérer que ce genre de procédés n'a pour effet que d'ajouter du bruit au débat.
En revanche, l'affaire du sénateur George Allen a aussi pour mérite d'ajouter un peu de vérité dans les discours tenus lors d'une campagne. Là aussi, le choix de l'Internet comme mode de diffusion de cette information n'est pas anodin... C'est bien la preuve que ce dernier est devenu un vecteur privilégié pour toucher la population, au même titre que la télévision.
Comment faire le tri entre démarches constructives, réelle information, et bruit ? En l'absence (et c'est sans doute très bien en l'état) d'autorité de régulation de la communication politique sur Internet, il appartient donc à chaque internaute de faire la part des choses.

Webographie
Par Aurélien Begel et Florent Cazeaux - Publié dans : cyberprof
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Jeudi 14 décembre 2006

L'encyclopédie libre "Wikipédia"

 

Auteurs : Certin Eric - Lagnoux Etienne - Quinot Pierre

Email : ecertin@etud.insa-toulouse.fr - elagnoux@etud.insa-toulouse.fr - pierrequinot@hotmail.com

 

Titre du projet : L'encyclopédie libre Wikipédia

 

Profil : Professeur

 

Résumé du projet :

 

Internet est devenu un outil de travail et de recherche pour la plupart d'entre nous. Mais les recherches peuvent s'avérer fastidieuses car noyées dans la masse d'informations fournie par ce support multimédia. De ce fait, nous avons constaté la naissance depuis ces dernières années de sites informatifs libres présentés sous forme d'encyclopédie où chacun peut apporter sa pierre à l'édifice.

Nous choisirons donc d'analyser ce phénomème de grande envergure qui prend forme et satisfait nombre d'internautes à la recherche de renseignements sur des sujets aussi divers et variés que l'économie, la géographie, le sport, ...

Nous nous interesserons au fonctionnement du site à savoir son architecture, son contrôle, la pertinence des articles ainsi que les services engendrés par sa popularité. Pour cela, nous centraliserons notre analyse sur le site Wikipédia qui est devenu la référence dans ce domaine.

 

Sommaire :

 

I - Présentation

- Le principe (définition du wiki)

- La création de Wikipédia (de Nupedia à Wikipedia)

- Son financement

II - Fonctionnement

- Son utilisation par les internautes

- La contribution des internautes au developpement de l'encyclopédie

- La vérification des articles

III - Les dérivés de Wikipédia

- Wikiversité, Wiktionnaire, Wikinews, ...

IV - Critiques, solutions et perspectives de développement

 

Les fondateurs de Wikipédia partent du principe que l'on est plus intelligent en groupe que seul.

- Sujets controversés, manque de fiabilité

- Les nouvelles encyclopédies

________________________________________________________________________________

 

I - Présentation

 

a) Définition du Wiki.

 

Le nom Wikipédia est basée sur le système du Wiki provenant de l'hawaïen wiki wiki, qui signifie « rapide, informel ». Un wiki est un site web où les internautes sont autorisés à apporter leur contribution en modifiant ou ajoutant des articles.

 

b) Création de Wikipédia.

A l'origine, deux hommes d'affaires américains, Jimmy Wales et Larry Sanger, ont imaginé en 2000 une première encyclopédie libre sur internet qui s'appelait alors Nupédia. Le projet, financé par leur entreprise, regroupait des articles postés uniquement par des doctorants dont le recrutement et la validation des articles étaient soumis à un protocole long et coûteux. Ceci avait pour but de donner à tous les internautes un accès libre et gratuit à la connaissance.

 

 

 

 

Cependant, la lourdeur de la chaîne éditoriale à amener les créateurs à stopper leur projet en 2003après un an d'inactivité. Malgré tout, ils avaient développé en parallèle un concept similaire mais sous la forme d'un wiki réduisant les contraintes de publication des articles puisque toute personne physique possédant d'un accès à internet était en mesure d'apporter sa contribution au développement de cette encyclopédie sans être pour autant un spécialiste reconnu. Toutefois, au départ, les articles étaient rédigés par des anciens collaborateurs du projet Nupédia qui voulaient mettre en place une dynamique collective visant à faire connaitre Wikipédia du grand public.

 

c) Financement.

 

A la base, le projet était financé par l'entreprise des fondateurs. En 2003, une fondation de droit américain a été créée pour permettre à une structure légale de posséder les serveurs, les noms de domaines, de récolter des dons : c'est la fondation Wikimédia.

Les dons des internautes permettent de subvenir aux besoins financiers concernent la bande passante, les coûts de maintenance et d'hébergement, l'achat des noms de domaines des sites, les frais occasionnés par certains développements du logiciel et les coûts structurels de l'organisation. Ces coûts sont estimés à  la fin de l'année 2005 à 321 000 $US (http://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_budget/2005/Q4). Les dons des utilisateurs s'élèvent à ce jour à plus de 1 millions de dollars. Nous avons accès à une base de données recensant les noms et sommes versées des généreux donateurs (http://fundraising.wikimedia.org/fr). Certains dons atteignent plus de 10 000 dollars dont un qui plafonnait l'année passée à 286 000 $US.

 

 

La Wikimedia Foundation remercie tous ceux qui lui ont apporté un soutien financier.
Wikimedia ...

 

II - Fonctionnement

 a) Principe de fonctionnement et son utilisation par les internautes

 Wikipédia est donc une encyclopédie que tout le monde peut modifier. Le site se situe entre l’encyclopédie et le journalisme, les articles traitant d’actualité étant très nombreux. De plus en plus nombreux sont ceux qui l’utilise non plus comme source uniquement mais qui contribue aussi à son essor en proposant des articles. Pour cela il suffit de poster son article en ligne. Il n'y a pas besoin d'être enregistré. Bien sûr, il existe des contributeurs plus actifs que d’autres : ce sont les wikipédiens qui postent plus de 100 articles par mois. L’absence de contraintes liées à l’édition papier et le nombre illimité de contributeurs permet aujourd’hui à Wikipédia de dépasser en nombre d’article les encyclopédies papier de référence telles que Universalis. En effet, Wikipédia est composée de pratiquement 1,6 millions d’articles dans sa version anglaise (430 000 pour la version françaises) alors que Universalis n’en propose « que » 30 000. Dans sa conception, Wikipédia se rapproche plus d'Encarta, une encyclopédie regroupant plusiseurs supports elle aussi (texte, photagraphies, dacuments audio et vidéos...) Un autre point fort est que Wikipédia se décline en 249 langues différentes. Cela va de l’Anglais, Allemand pour les plus connues aux langues régionales telles que le Basque ou le Breton et même certaines langues mortes comme le Latin et le Sanskrit.

Les articles de l'encyclopédie sont regroupés en 8 thèmes principaux :

-Arts, Environnement, Vie quotidienne, Sciences humaines et sociales, Société, Sciences exactes et naturelles, Technologie, Religion et Croyances.

La navigation est simplifiée grâce à une barre de recherche (type google) ainsi qu'une classification alphabétique de tous les articles.

b) Influences dues à l'apport des internautes

Suivant les univers linguistiques et culturels, des différences apparaissent dans les différentes versions de Wikipédia. En effet, on ne peut pas demander demander à une encyclopédie réalisée par des gens d'origines (géographiques, sociales...) différentes d'être totalement objective. Il faut donc toujours avoir à l'esprit qui est l'auteur de tel ou tel article. En ce sens, l'encyclopédie Wikipédia se rapproche plus d'un journal, ces différences apparaissant bien sûr dans les articles traitant de l'actualité. Ces derniers sont d'ailleurs les plus populaires. D'après certains, Wikipédia pourrait devenir un vrai "baromètre des sujets de sociétés" tant les wikipédiens sont réactifs face à l'actualité.

c) Règlementation et auto-régulation

Dans l'absolu, on pourrait s'attendre à trouver tout et souvent n'importe quoi sur cette encyclopédie puisque aucune vérification post-éditoriale n'est mise en place. Cependant, chaque contributeur s'engage à respecter une charte avant de publier son article. Il s'engage à respecter entre autre :

-la neutralité vis à vis des sujets sensibles
-ne pas prôner haine, violence...

De plus, il existe un système d'auto-régulation. Ainsi, de même que n'importe quel internaute peut modifier ou publier un article, les utilisateurs peuvent aussi supprimer un article qui n'aurait rien à faire sur l'encyclopédie. Bien sûr, là aussi, il faut respecter certaines règles. Il existe des forums de discussion propre à chaque articles qui permettent de discuter lorsqu'un sujet divise les internautes. Le dialogue est une des valeurs sur laquelle repose l'encyclopédie. On ne peut pas supprimer un artcile simplement parce que le contenu ne nous plaît pas.
Il existe donc des codes, une conduite à tenir lorsqu'on est wikipédien. Cela encore renforce le sentiment d'appartenance à une communauté. L'encyclopédie doit être un lieu convivial et de libre échange.

III - Les dérivées de Wikipédia

Le formidable succès de l'encyclopédie libre Wikipédia a engendré la création de nombreux dérivés qui comme l'encyclopédie sont régis par la Wikimédia Foundation Inc http://wikimediafoundation.org

a) La Wikiversité

C'est une "communauté pédagogique". C'est à die que c'est un lieu de partage et d'échange basé lui aussi sur le principe du Wiki. La Wikiversité accueille  des  supports pédagogique  traitant de différents domaines, qui sont pour l'instant au nombre de 4 (Arts, Sciences Humaines et Sociales, Sciences Exactes et Naturelles et Technologies et Sciences Appliquées) eux même divisés entre plusieurs facultés. Elle n'a pas pour vocation de remplacer une université traditionnelle puisque elle ne délivre aucun diplôme. D'ailleurs les cours qui se trouvent sur la Wikiversté ne concernent pas seulement l'Université mais aussi le Collège ou le Lycée.

b) Wiktionnaire

C'est un dictionnaire libre.

c) Wikinews

C'est une source d'information que tout le monde peut écrire. Wikinews se concentre sur l'actualité. Encore une fois, les auteurs doivent faire pruve de neutralité et ne traiter que des faits avérés (pas de rumeurs ou informations non tangibles)

IV - Notre opinion

Dire de Wikipédia que c'est une une réussite ou un échec est difficile à évaluer. En effet, il faut davantage le mettre en parallèle des encyclopédies reconnues (Britannica, Universalis), sans pour autant aller jusqu'à la comparaison. Wikipédia est un vecteur d'informations traitant de diverses disciplines mais également de l'actualité.

Cependant, à chaque consultation, il faut garder à l'esprit le mode de fonctionnement de cette encyclopédie libre. Il ne faut pas perdre son auto-critique vis-à-vis des sujets traités. Mais le fait que Wikipédia devienne une référence, risque de provoquer un processus d'influence quant à l'acceptation d'idées ou de définitions lues dans les articles publiés.

C'est pourquoi, Wikipédia se différencie des dictionnaires et autres encyclopédies par le fait que ces ouvrages de référence ne peuvent être écrits et modifiés que par des sommités ("L'Académie Française"). Il faudrait donc améliorer la qualité des articles parus sur Wikipédia en gardant certainement ce principe d'auto-régulation mais par des personnes expertes en la matière. On se dirigerait alors vers une vraie communauté virtuelle.  En effet, c'est l'usage qui crée l'innovation et de fait pourrait toucher experts et chercheurs qui y trouveront des opportunités nouvelles pour partager leur savoir et un terrain grandeur nature inédit pour l'étude des communautés virtuelles. Mais elle continuera parallèlement à s'étendre en attirant d'autres « non-experts » aux profils variés (et donc d'autres vandales et d'autres perturbateurs).

Pour supprimer le vandalisme, les perturbateurs et les articles immoraux, nous estimons que la suppression de l'anonymat limiterait considérablement ce type de pratique. Nous nous dirigerions alors vers une diminution des contributeurs et une amélioration de la fiabilité des sujets développés. De plus les nouveaux intervenants pourrait être soumis à un contrôle de la véracité de leur propos sur un nombre définis d'articles vérifiant ainsi leur honneteté et leur opérationnalité. Au terme de cette phase, leurs publications ne seraient plus soumises qu'à l'auto-régulation.

Webographie :

Site Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/

Site Ekopédia (traitant des techniques altenatives de vie): http://fr.ekopedia.org/

 

URL traitant du sujet :

Article présentant Wikipédia  : http://wiki.crao.net/index.php/WikiP%E9dia?redirectfrom=WikiPedia

Article de "The Boston Globe" traitant de la fiabilité des articles des encyclopédies libres  : http://www.boston.com/business/globe/articles/2004/07/12/one_great_source____if_you_can_trust_it/?page=2

Article traitant de la crédibilité de Wikipédia : http://www.generationcyb.net/spip.php?article532

Par Seraphin ALAVA - INSA - Publié dans : cyberprof
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Mardi 21 novembre 2006
Contenu : Idéologie de l'alterglobalisation

URL : http://www.alterglobalization.com/

Avis : permet une sythèse du sujet, définissant les tenants et les aboutissants.
Par Maillol-Perez - Publié dans : cyberprof
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